Pourquoi y-a-il plus d’accidents avec les voitures électriques ?

La mobilité électrique est vue comme la solution adéquate face à une pollution qui augmente de jour en jour. En outre, faire l’acquisition d’un moyen de transport à force électromotrice parait être une excellente alternative pour les automobilistes. Ces modèles sont, certes, plus chers à l’achat. Mais l’économie permise sur le long terme motive ce choix. Pourtant, les pourvoyeurs d’assurance pourront augmenter les prix au constat du nombre d’accidents occasionnés par ces véhicules plus « propres ».

A priori, les voitures thermiques coûtent plus cher sur le long terme. Si l’on fait le compte des dépenses afférentes à leur entretien et à leur consommation de carburant, il va sans dire que le modèle électrique est beaucoup plus intéressant. Et ce, même du point de vue assurantiel.

Seulement, cette situation risque d’être chamboulée par la survenance quelque peu fréquente des incidents touchant ce secteur. En raison des risques rencontrés à ce niveau, les assureurs sont amenés à modifier leur politique de tarification. C’est un fait que la marque Tesla semble appréhender avec tactique. Aux dernières nouvelles, ce constructeur californien concocte sa propre société d’assurance.

Des failles au niveau de la conduite

Les conducteurs de voiture électrique sont à l’origine de 40% d’incidents routiers de plus par rapport à ceux qui conduisent une automobile thermique. En cause, l’accès à la vitesse maximale est extrêmement simplifié pour ces engins modernes. Force est pourtant de constater qu’un grand nombre de chauffeurs ne maîtrisent plus la vitesse sous l’effet de cette aisance quelque peu pénalisante.

À la responsable de la recherche sur les accidents d’AXA, Bettina Zahnd, d’apporter une lumière à ce sujet :

Outre la formation à la conduite traditionnelle, les connaissances spécifiques aux différents types de voitures sont de plus en plus importantes. Pour les électriques, il faut s’habituer au freinage et à l’accélération avant de pouvoir conduire de manière sûre.

Bettina Zahnd

Les experts ont pu inférer de ce constat que la conduite n’est pas des plus excellentes au point que les accidents explosent. Cela est sans compter l’impact négatif du démarrage facile sur le réflexe des automobilistes. Le fait est que le système d’accélération est beaucoup trop actif pour les moins avérés.

Pour couronner le tout, le pilotage assisté est quelque peu imprudent dans le sens où certains s’en servent au détriment de la bonne pratique. C’est le cas du frein automatique, qui se montre très pratique lors des cas classiques, mais peut devenir dangereux face à des obstacles plus sérieux.

La tarification des assureurs pourrait changer

En somme, les véhicules utilitaires et les berlines sont les plus frappants en matière de nombre d’accidents. À côté, les citadines ne sont pas non plus en reste. De leur côté, les apériteurs étudient le rapport entre ces circonstances et le coût de la prise en charge.

En tout cas, notre comparateur assurance auto pourrait présenter des tarifs en augmentation en réaction à cette tendance. Bettina Zahnd s’adresse au public :

Nous prendrons des mesures dès que nous serons sûrs que les tendances sont significatives ou dès que nous verrons que les coûts des sinistres impliquant des véhicules électriques sont nettement plus onéreux que d’autres.

Bettina Zahnd

Mais en attendant, les prix demeurent fort accessibles chez les 3 assureurs de renom, dont Axa, BNP Paribas et la MAIF. En effet, les grilles tarifaires qu’ils proposent aux amateurs de voitures vertes se trouvent à un niveau inférieur.

Par ailleurs, ce type de consommateurs, notamment les clients de Tesla pourrait également économiser jusqu’à 20 à 30% de leur budget d’assurance grâce au lancement de l’offre « Tesla insurance » du géant californien. Encore faut-il préciser que celle-ci s’adresse encore aux propriétaires américains.

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