Savez-vous que l’assurance de prêt n’est pas obligatoire ?

Dans la mise en place d’un prêt immobilier les banques proposent généralement un contrat groupé à l’emprunteur : prêt + assurance de prêt. Ceci est demandé pour avoir la certitude qu’elles seront correctement remboursées en cas de coup dur. En souscrivant au prêt immobilier, l’emprunteur contracte en même temps une assurance de prêt. Ceci dit, la législation en vigueur autorise l’emprunteur à ne pas forcément accepter ce contrat. Pourtant, plus de la moitié des emprunteurs l’ignorent.

La possibilité de changer d’assurance de prêt

La loi concernant la possibilité de délégation d’assurance existe depuis l’année 2010. Cette année là, Christine Lagarde occupait le fauteuil de ministre des Finances. Elle est à l’origine de la loi qui porte son nom.

Grâce à ce texte, l’emprunteur peut changer de compagnie d’assurance dès lors que son assurance emprunteur atteint sa première année d’anniversaire.

Depuis 2018, l’amendement Bourquin est venu renforcer les dispositions de la loi Lagarde, permettant alors à l’emprunteur de changer d’assureur autant de fois qu’il le souhaite, mais à condition d’opérer le changement à chaque date d’anniversaire.

L’acceptation du contrat groupé proposé par l’organisme préteur n’est donc plus automatique et l’emprunteur peut faire jouer la concurrence en comparant les prix et choisir l’offre la plus compétitive.

Une disposition encore peu connue

Une enquête récente, menée après de 433 personnes, contactées par téléphone et par mail, a révélé que plus de la moitié des emprunteurs immobiliers ignorent comment procéder pour changer d’assureur, bien qu’ils aient connaissance de la possibilité qui s’offre à eux.

Cette méconnaissance amène à 8 emprunteurs sur 10 à ne pas contester le contrat groupé proposé par leur banque. 6 emprunteurs sur 10 déclarent ne pas chercher d’offres moins chères.

Pourtant, les clients auraient beaucoup à gagner en sollicitant les services d’un spécialiste pour analyser le contrat proposé par leur banque ainsi que les offres des éventuels concurrents. 36 % des personnes interrogées disent ne pas avoir le temps d’effectuer un comparatif. Une attitude à l’inverse de la volonté de 58% des interrogés qui souhaitent payer le moins possible.

 

 

Source : Meilleurtaux.com

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