3 radars sur 4 vandalisés, Christophe Castaner s’exprime

le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, dévoilait en mars que près de 75 % des radars avaient subis des dégradations. Cela représente 3 radars automatiques sur 4. Ce phénomène n’est pas sans conséquence selon Élisabeth Borne, la ministre des Transports, les excès de vitesse sont en augmentation de 270 %.

« 75 % du parc de radars a été soit détruit, soit détérioré, soit attaqué, soit neutralisé »

La situation est jugée préoccupante. Invité sur le plateau de France 2 vendredi 1er mars dernier, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé qu’« à peu près 75 % du parc de radars a été soit détruit, soit détérioré, soit attaqué, soit neutralisé ». Un chiffre bien plus impressionnant que celui avancé jusqu’à présent par le gouvernement. En janvier l’exécutif indiquait que depuis mi-novembre et le début du mouvement des gilets jaunes, près de 60 % des radars avaient été dégradés.

Pour Élisabeth Borne, ministre des Transports, cette situation est plus que préoccupante. Quelques heures après que le ministre de l’Intérieur se soit exprimé, Elisabeth Borne a révélé que cette hausse des dégradations n’était pas sans conséquence : « il y a beaucoup de radars qui sont dégradés et je crois qu’on a une augmentation de 270 % des excès de vitesse sur les routes ». Ces très nombreuses dégradations sont également à mettre en relation avec la hausse récente de la mortalité sur les routes, selon Elisabeth Borne et Christophe Castaner. En janvier 2019, 238 personnes sont décédées contre 229 en janvier 2018, soit une augmentation de 3,9 %.

Des dégradations qui ont commencé dès janvier 2018

Pour Daniel Quéro, président de 40 millions d’automobilistes, le fait d’expliquer la hausse de la mortalité routière par la dégradation des radars paraît « un peu gros ». Daniel Quéro était invité à France Info à réagir aux propos de Christophe Castaner, et rappelle que les dégradations ont commencé en janvier 2018. Malgré cela, selon Quéro l’année a été qualifiée d’« historique » sur le plan de la sécurité routière : « Si vous regardez ce qui s’est passé, on a commencé à détruire les radars quand on a commencé au mois de janvier 2018 à annoncer les 80 km/h et cela a continué toute l’année et ça s’est accéléré en octobre. Ensuite, on est arrivé à 70% fin novembre et maintenant on nous dit 75%. Malgré ça, la sécurité routière s’est améliorée y compris en décembre ».

Les radars dégradés ont coûté à l’Etat français 660 millions d’euros

Après les pillages, arrive la facture. Des mois de violence ont coûté à l’Etat français des millions d’euros. C’est en tout cas ce que souligne le média Les Echos qui cite des sources officielles. D’après le quotidien, la destruction des radars a coûté à l’Etat français 660 millions d’euros.

Le média note un important manque à gagner pour le gouvernement. Les recettes forfaitaires issues du contrôle automatisé atteignent un niveau record. En effet, 209 millions d’euros en 2018 ont été provisionnés contre 928 millions d’euros l’année précédente.

« Des conséquences catastrophique sur le budget de l’AFITF »

De plus, toujours selon Les Echos, ces dégradations ont entraîné une chute drastique des recettes forfaitaires issues du contrôle des radars. Ces baisses de recette risquent d’avoir des conséquences catastrophiques sur le budget de l’AFITF. L’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France n’a vu son budget voté qu’en février 2019.

(Sources : Assurland, Le Parisien)

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